vendredi 15 février 2013
Rendez-vous du 8 février 2013
dimanche 9 décembre 2012
Rendez-vous du 11 janvier 2013
Maud nous a parlé de :
La dernière valse de Mathilda, de T McKinley (dont Véronique a parlé la dernière fois). Elle a trouvé le roman bien construit et a pris plaisir à le dévorer.
Elle a par ailleurs été émue aux larmes par une nouvelle de Le Clézio intitulée "L'enfant du pont", qu'elle a trouvée très belle, magnifiquement écrite...
Isabelle n'a rien lu de super :
Chocolat, de Joanne Harris est bien gentil mais ne tient pas du tout ses promesses
La servante écarlate, de Margaret Atwood, roman d'anticipation aux excellentes critiques, ne l'a vraiment pas convaincue.
Elle relit toutefois avec passion Lolita, de Nabokov, une pure merveille.
Camille n'a pas eu de chance côté bouquins non plus, et a estimé que ses dernières lectures ne méritaient pas d'être mentionnées.
Jean-Luc a reçu plein de livres pour Noël !
Le sourire étrusque, de José Luis Sampedro lui a beaucoup plu.
La nuit tombée, de Antoine Choplin
La maison d'à côté de Lise Gardner, pas un chef d'oeuvre
Profanation, de Jussi Adler-Olsen, l'a déçu, alors qu'il avait beaucoup apprécié Miséricorde, le précédent roman de cet auteur.
Sémir a apprécié Les yeux bleus de Mistassini, du canadien Jacques Poulin.
compte-rendu du 7 décembre 2012
"Le gone du Chaâba" de Azouz Begag
Très facile à lire. Elle a aimé. C'était un moment agréable, le livre est intéressant. L'auteur rend vivante l'histoire qu'il raconte. (autobiographie)
"La vie d'un bébé" de François Weyergans
Beurk ! L'auteur écrit pour lui. Il se fait plaisir. Mais visiblement, il n'a pas fait plaisir à Isabelle !
"Le pied mécanique" Joshua Ferris
Vachement chouette... en anglais. Il faudra voir à la traduction. Écriture simple et efficace. Délicat. Tous les personnages (peu nombreux) sont bien développés. C'est l'histoire d'un avocat qui est pris par le besoin impérieux de partir, de marcher jusqu'à l'épuisement. Ça parle donc de la souffrance ressentie face à la maladie psychique. Vraiment bien.
Maud a parlé de :
"Une année à la campagne" de Sue Hubbel
C'est la vie d'une femme américaine qui a quitté la ville pour s'installer à la campagne où elle élève des abeilles. Très "bien pensant". Est-ce un problème d'écriture ou de traduction ? L'utilisation du passé simple rend le texte très lourd. Pourtant la préface de Le Clézio, les épigraphes et la quatrième de couverture laissaient présager quelque chose de très bien... Déception.
Véronique a parlé de :
"Les terres saintes" de Amanda Sthers
Il s'agit de la correspondance entre un père séparé et ses enfants adultes qui vivent à Paris et à Jérusalem.
On est vite dedans. Bien.
"La dernière valse de Mathilda" de Tamara Mc Kinley
C'est une femme qui hérite d'une ferme dans le bush. Elle trouve dans la maison les cahiers de Mathilda qui vécu dans la ferme au siècle précédent.
Intéressant, vivant, plein d'émotion, mystérieux. Vachement bien !
"Un devin m'a dit" de Terzani
C'est l'histoire de l'année 1993 où un journaliste allemand n'a pas pris l'avion. Pourquoi, comment. C'est un récit de voyage et de réflexion tout comme "La vie est mon commencement", du même auteur. Bien écrit.
Camille a parlé de :
"Calomnies" de Linda Lè
C'est un livre sur la famille, le fait d'être déraciné. Il y a 2 narrateurs. Le premier est un vietnamien envoyé en France par sa famille où il est interné en hôpital psychiatrique pendant 10 ans. Il y découvre la littérature. Un jour, il reçoit une lettre de sa nièce qui a fuit sa famille. C'est la 2ème narratrice.
Beau style, bien écrit. Parle de la culpabilité de l'auteur qui écrit en français et non en vietnamien.
"L'auteur et moi" d'Éric Chevillard
Un homme accoste une jeune fille et lui décrit comment il a commandé un plat qu'il adore et on lui a servi ce qu'il déteste le plus...
Style d'humour absurde. Camille adore !
Jean-Luc a parlé de :
"Maudit soit Dostoïevski" de Atiq Rahimi
C'est un auteur afghan qui écrit en français, exilé dans les années 80. Le personnage principal, à Kaboul, aux mains des talibans, décide de tuer une usurière pour sauver l'amour de sa vie. Il s'identifie au personnage principal de "Crime et châtiment". Il essaie d'interpeller la justice afghane mais ça n'intéresse personne. On l'arrête parce qu'il est communiste mais pas parce qu'il est un criminel. Thème : l'injustice règne avant comme après l'occupation soviétique. Ça rappelle Kafka par la confrontation du narrateur à l'absurdité. Raconté avec les tripes.
"L'écologie en bas de chez moi" Iegore Gran
C'est un pamphlet, un récit documenté très lourd à lire à cause des bas de page. L'auteur tire à boulet rouge sur "Home". La plume est acerbe, agacée. Ce n'est pas une grande plume mais c'est amusant de temps en temps. Y.A. Bertrand et Hulot sont habillés pour l'hiver !
mercredi 6 juin 2012
compte-rendu du 19 juin 2012
Présentation des romans suivants :
La dernière conquête du major Pettigrew d'Helen Simonson
À Edgecombe St. Mary, en plein coeur de la campagne anglaise, une tasse de thé délicatement infusé est un rituel auquel, à l’heure dite, le major Ernest Pettigrew ne saurait déroger pas plus qu’à son sens du devoir et à son extrême courtoisie, aussi désuète que touchante, qui font de lui l’archétype même du gentleman anglais : raffiné, sarcastique et irréprochable. Dans ce petit village pittoresque où les cottages le disputent aux clématites, le major a depuis trop longtemps délaissé son jardin. Désormais veuf, il a pour seule compagnie ses livres, ses chers Kipling, et quelques amis du club de golf fuyant leurs dames patronnesses. Ce n’est guère son fils, Roger, un jeune londonien ambitieux, qui pourrait le combler de tendresse. Mais, le jour où le major apprend le décès de son frère Bertie, la présence douce et gracieuse de Mme Ali, veuve elle aussi, va réveiller son coeur engourdi. Tout devrait les séparer, elle, la petite commerçante d’origine pakistanaise, et lui, le major anglais élevé dans le plus pur esprit britannique. Pourtant leur passion pour la littérature et la douleur partagée du deuil sauront les réunir. Ils vont, dès lors, être confrontés aux préjugés mesquins des villageois, où le racisme ordinaire sévit tout autant dans les soirées privées, sur le parcours de golf, à la chasse, sur les bancs de messe que dans les douillets intérieurs. Et les obstacles seront pour eux d’autant plus nombreux que leurs familles s’en mêlent : Roger s’installe dans un cottage voisin avec Sandy, sa petite amie américaine, et le neveu de Mme Ali, musulman très strict rentré du Pakistan, se découvre un enfant caché…
C’est avec beaucoup de charme et d’intelligence que Helen Simonson s’empare du thème des traditions pour montrer combien elles peuvent être à la fois une valeur refuge et un danger. Il se dégage de son roman une atmosphère so british qui enchante. Reste une question : votre tasse de thé, vous le prendrez avec un nuage de lait ou une tranche de citron ?
La Ferme des Animaux de George Orwell
Un certain 21 juin eut lieu en Angleterre la révolte des animaux. Les cochons dirigent le nouveau régime. Snowball et Napoléon, cochons en chef, affichent un règlement : " Tout ce qui est sur deux jambes est un ennemi. Tout ce qui est sur quatre jambes ou possède des ailes est un ami. Aucun animal ne portera de vêtements. Aucun animal ne dormira dans un lit. Aucun animal ne boira d'alcool. Aucun animal ne tuera un autre animal. Tous les animaux sont égaux. " Le temps passe. La pluie efface les commandements. L'âne, un cynique, arrive encore à déchiffrer : " Tous les animaux sont égaux, mais (il semble que cela ait été rajouté) il y en a qui le sont plus que d'autres. "
Le grand troupeau de Jean Giono
Un curé traverse la route en portant une pendule. Un canon anglais passe au grand galop, les chevaux fouettés par les artilleurs français. Un colonel sans capote et nu-tête fait ses grands pas dans l'herbe. De sa main gauche, il tient une boîte de sardines ouverte. Il trempe le pain dans l'huile et il pompe à pleine bouche. Un officier anglais, penché derrière un arbre, allume sa pipe à l'abri. Tout ça s'en va vers le mont Cassel. Un réquisitoire contre la guerre.
vendredi 18 mai 2012
compte-rendu du 15 mai 2012 au Chat Noir
Mardi nous étions 5 au Chat Noir. Bonne ambiance, lieu sympathique bien que les "voisins" aient été parfois un peu bruyants.
Nous avons parlé de :
Cécile :
"Peirera prétend" d'Antonio Tabucchi
"La disparitions de Paris et sa renaissance en Afrique" de Martin Page, Point Seuil.
En voici la 4è de couverture :
Fata Okoumi, richissime femme d'affaires africaine, est victime d'une bavure policière lors d'un séjour à Paris. Mathias, gratte-papier du maire, lui rend visite à l'hôpital. Il faut réparer la faute commise.
Avant de sombrer dans le coma, elle lui confie que sa seule consolation serait de voir disparaître Paris. Mathias décide d'exaucer son voeu. A sa manière.
"La ligne des rats" de Sylvain Forge, Odin éditions.
En voici le résumé :
Quel secret peut donc dissimuler le cadavre d’un militant écologiste repêché dans un canal de Bangkok, une entreprise de mercenaires spécialisée dans le soutien aux multinationales ou un insecticide révolutionnaire testé en Camargue et destiné à éradiquer le paludisme en Afrique ? C’est ce que va tenter de découvrir Nathan Leguyadec, psychiatre parisien, à la recherche des causes du décès brutal de son frère.
Des vallées verdoyantes du Kerala à la jungle colombienne, des bureaux feutrés des cabinets de lobbying aux ruelles agitées de Bassora, le complot semble mondial.
Alors que Nathan remonte la filière, il ignore dans quel champ de mines il a mis les pieds. L’étau se resserre, faisant remonter à la surface des secrets bien enfouis.
Isabelle :
"The manchurian candidate" de Richard London (en anglais)Thème : espionnage Corée du Nord/du Sud. Corruption du pouvoir. Le roman se passe au USA.
"Chesapeake" de James A. Michener (en anglais mais existe en français sous le même titre)
Thème : 4 siècles d'histoire de l'Amérique du Nord.
Maud :
"Une femme à Berlin" journal anonyme du 20 avril au 22 juin 1945Thème : Le 20 avril, les russes arrivent à Berlin. Le livre raconte le quotidien des civils et des femmes en particulier après une défaite militaire. Bouleversant.
"Café Panique" de Roland ToporThème : nouvelles. Très drôle et imagé.
"Baby Boom" de Jean VautrinThème : nouvelles. La première : dans un futur très proche, un couple ne pouvant pas avoir d'enfant adopte... une poupée de chiffon. Troublant.
"Tangente vers l'Est" de Maylis de KerangalThème : roman/longue nouvelle/ de commande (année de la Russie en France). Une jeune femme fuit par le transibérien. Elle rencontre un jeune appelé qui est embarqué dans le train sans savoir vraiment ce qui l'attend. La Tchéchénie ? La Sibérie ?...
Camille :
"La mort n'oublie personne" de Didier DaeninckxThème : un jeune journaliste vient interroger un homme dont le fils est mort en pension quelques années auparavant.
"Purge" de Sofi Oksanen
"Des éclairs" de Jean Echenoz
Jean-Luc :
"L'insomnie des étoiles" de Marc Dugain
"Serum" de Henri Loevenbruck et Fabrice Mazza
"La terre des mensonges" de Anne B. Ragde
Désolée, pour les derniers livres, je n'ai pris que les titres.
Prochain rendez-vous le mardi 5 juin même lieu
Maud
mercredi 29 février 2012
compte-rendu du mardi 28 février 2012
http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Entrez-dans-Livresse-un-bistrot-a-bouquins-_44109-avd-20110930-61372916_actuLocale.Htm
Simon,gérant du café, nous a laissé le fond de la salle en coupant la sono.
Un heureux destin nous a fait rencontrer un autre cercle de lecteurs à une table voisinne : Antoine, Jean-Christophe, Carole et Arnaud.Regroupés à une même table er rejoins par Sam et Frédérique, nous avons tous très vite sympathisé sur beaucoup de sujets !
Malgré des absences à venir, on espère bien les revoir très bientôt pour d'autres temps livres !
et voici de ma mémoire plus ou moins fiable la liste des livres présentés, que de coups de coeur !:
N'hésitez pas à poster en commentaires vos impressions de lectures et les corrections que je devrais apporter à cet article.
Maud :
- La mort n'oublie personne de D. Daeninckx
- Les mages de Westil, tome 1 La porte perdue de Orson Scott Card
Camille :
- Une femme à Berlin, journal 20 avril-22 juin 1945 (anonyme)
- Café panique de Roland Topor
Jean-Luc :
- Purge de Sofi Oksanen
- Naissance d'un pont de Maylis de Kerangal
Antoine :
- Le livre sans nom (Anonyme)
- Descente aux grands crus de Paul Torday
Jean-Christophe :
- De la françafrique à la mafiafrique de François-Xavier Verschave
Carole :
- Biographie de la faim de Amélie Nothomb
Arnaud :
- Cinq matins de trop de Kenneth Cook
- Retour à Killybergs de Sorj Chalandon
mercredi 14 décembre 2011
Prochain "Tu lis quoi toi ?" le mardi 10 janvier
au "Café sur cour",
| 9 place Louis Daubenton (carte), près de l'arrêt de tram "Gare maritime". Bonne fin d'année ! |
Les "Tu lis quoi" continuent !
dimanche 23 octobre 2011
Prochain "Tu lis quoi toi ?" le jeudi 3 novembre
mercredi 12 octobre 2011
Prochain "Tu lis quoi toi ?" le mardi 18 octobre
C'était sympa de se retrouver le 18 mais nous avons écourté la discussion en raison du bruit inhabituel qui régnait dans le café. Dommage !
lundi 10 octobre 2011
Tu lis quoi toi ? du 4 octobre
jeudi 29 septembre 2011
Tu lis quoi, toi ? du 20 septembre 2011
mercredi 8 juin 2011
Tu lis quoi, toi ? du 7 juin 2011
Joanne a aimé
Red Plenty, de Francis Spufford (n'existe pas encore en Français)
Une femme fuyant l'annonce, de David Grossman
Isabelle a apprécié les deux premiers tomes de la "Trilogie de Dina", de la norvégienne Herbjorg Wassmo, Les limons vides et Les vivants aussi.
Maud n'a pas aimé Un heureux évènement, de Eliette Abécassis, dont elle n'a lu que les premières pages. Mais elle a été réconciliée avec la littérature avec Uranus, de Marcel Aymé, ainsi que Le Bonheur conjugal et La sonate à Kreutzer de Tolstoï.
Camille nous a présenté quatre livres :
Daisy Miller, de Henry James
Haute fidélité, de Nick Hornby
Gibier de potence, de Kurt Vonnegut
Ma terre, mon île, de Janet Frame
Jean-Luc a aimé Mauvaise pente, de Keith Ridgway
Et Sam a terminé Vie et mort en quatre rimes, de Amos Oz.
vendredi 27 mai 2011
Prochain "Tu lis quoi toi ?" le mardi 7 juin
Rendez-vous en terrasse quitte à bouger ensuite...
N'hésitez pas à vous joindre à nous si vous avez envie de parler de littérature. Pour cela, prévenez-nous en laissant un commentaire sous cet article et en envoyant un email à tulisquoitoi@gmail.com.
dimanche 15 mai 2011
Prochain "Tu lis quoi toi ?" le mardi 24 mai ANNULE
jeudi 21 avril 2011
Prochain "Tu lis quoi toi ?" le mardi 10 mai
mercredi 20 avril 2011
Tu lis quoi, toi ? du 19 avril 2011
C'est Estelle qui a ouvert le bal avec "L'énigme du retour" qui tourne parmi nous depuis la présentation de Jean-Luc. Estelle connaît bien Dany Laferrière dont elle a déjà lu plusieurs ouvrages. Un peu déçue, elle a trouvé la première partie un peu longue et est un peu restée sur sa faim par rapport aux autres livres.
En revanche, "Le cortège des vivants" de Naguib Mahfouz aux éditions Babel lui a beaucoup plu. Ce très beau livre raconte l'histoire de 2 frères, au Caire, en 1941. La famille déménage et va s'installer dans un quartier très populaire. Les 2 frères que tout oppose vont tomber amoureux de la même jeune fille...
Isabelle nous a parlé de "Deaf Sentence" de David Lodge -titre français "La vie en sourdine"- Un homme, universitaire anglais et devenu sourd autour de la quarantaine, est âgé de 60 ans au moment du récit. Ce roman, en partie autobiographique, raconte 3 histoires : celle du narrateur qui devient sourd ; celle d'un universitaire qui se retrouve prisonnier d'une relation qu'il a avec une étudiante en linguistique (elle fait une thèse sur les mots que laissent les suicidés) ; celle du père du narrateur qui vit à Londres, est âgé de 80 ou 90 ans et devient sénile. Isabelle n'a pas trouvé ce livre très abouti ce qui est surprenant de la part de David Lodge mais la lecture est quand même agréable.
Jean-Luc nous a parlé de "L'allégresse des rats" de Marie-Agnès Michel aux éditions La dernière goutte. Récit fantastique, très court, très sombre. Cru, drôle, sans plus. Tel est son jugement.
De l'auteur de "No et moi", Delphine Devigan, Jean-Luc a lu "Les heures souterraines". C'est l'histoire de 2 trajectoires de vie qui se croisent dans le milieu du travail. Une cadre, prise en grippe par son chef, subit un harcèlement moral. Un ambulancier est tombé amoureux d'une femme dont il est en train de se séparer. Les 2 personnages se croisent sans se rencontrer. Le livre est bien écrit sans happy end.
"La solitude des nombres premiers" de Paolo Giordano éditions Points parle de 2 personnage qui vont se rencontrer : Alice, anorexique et qui, à la suite d'un accident de ski, boite et Mathias dont la jumelle a un retard mental alors que lui est surdoué. Invité avec sa soeur à un anniversaire, il décide de la laisser dans un parc plutôt que de passer la soirée avec elle. À son retour, sa soeur a disparu. Mathias et Alice vont se rencontrer et devenir amis. Bon livre.
Maud a parlé de "L'énigme de la vénus Hottentote" de Gérard Badou édition petite bibliothèque Payot. Le livre a été présenté par Béatrice lors du précédent Temps de livre. Récit historique de la vie d'une sud africaine venue en Europe avec l'espoir de faire fortune et qui se retrouve exhibée dans les foires et les zoos humains. Elle finit par mourir des mauvaises conditions de vie qui lui sont faites mais son calvaire n'est pas terminé puisque son corps, disséqué et momifié, sera exposé au musée de l'Homme avant d'être restitué à l'Afrique du Sud pour y être inhumé dignement dans les années 2000. Très beau livre, bien documenté.
"Plus jamais seul" de Miguel Benasayag et Angélique Del Rey est un essai philosophique sur l'invasion du portable et autres techniques modernes de communication dans nos vies. Passionnant mais difficile à restituer.
Béatrice nous a apporté "Rose" de Tatiana de Rosnay. Lecture facile et fluide. C'est un roman épistolaire qui se passe à Paris sous Napoléon III. Une femme fait la promesse à son mari défunt de rester dans la maison de famille qui doit être rasée pour faire place au boulevard Saint Germain. Béatrice a aimé l'ambiance des quartiers, la description des petits métiers, des calèches, ... Elle a trouvé le roman nostalgique mais fidèle.
"Un heureux évènement" d'Eliette Abecassis édition Albin Michel. Comme son nom et sa couverture l'indiquent, c'est le récit d'une grossesse. Béatrice l'a trouvé bien malgré un côté un peu caricatural. La narratrice se pose plein de questions. C'est bien écrit, la fin est un peu surprenante.
Joanne a lu "Tu verras" présenté par Béatrice la dernière fois. Elle a trouvé l'histoire très dure mais le livre très beau. Depuis 8 jours son fils n'a qu'à se louer de ses lectures... mais il ne le sait pas.
jeudi 7 avril 2011
Tu lis quoi, toi ? du 5 avril 2011
Samir nous a accordé un peu de son précieux temps, il nous a présenté un livre qu’il vient de débuter : AMOS OZ, Vie et mort en quatre rimes. Cet écrivain israélien met en scène un écrivain célèbre qui, au fil de ses pensées et de ses tourments, va lui permettre de faire comprendre au lecteur les alés de l’écriture et l’importance de l’imagination.
Isabelle n'a pas apprécié Last exil to Brest de CLAUDE BATHAMY. Polar, milieu rock underground brestois mais le ryhtme n'y était pas..
lundi 28 février 2011
Il était une fois...un mardi 22 février 2011

Estelle, nous a relaté avec plaisir sa lecture (en français !) des Cinq Livres de la Sagesse (Panchatantra) , un très vieux recueil de contes en sanskrit du 6ème s. ap JC. A la demande d'un roi puissant désireux d'inculquer à ses trois fils quelques rudiments de discernement et de conduite, un saint brahmane releva le défi qu'on lui proposait : conduire en six mois les princes jusqu'aux rivages de l'entendement et du savoir. C'est ainsi qu'il entreprit de leur raconter des histoires.
Les contes parlent de stratégie politique, d'ambitions, de désirs, de guerre et de paix, de destin, d'alliances et d'amitié.
Lions, éléphants, taureaux, corbeaux, hiboux, pigeons, rats, serpents, tortues et gazelles y mêlent leurs aventures à celles des rois, princes, ministres, moines, marchands, tisserands, barbiers, balayeurs et brigands. Et quelquefois les dieux.
Un texte salué en son temps par le fabuliste La Fontaine.
Isabelle nous a présenté le roman de Christine Angot "les petits", histoire de la rencontre, de la naissance de 4 enfants puis de la séparation douloureuse entre un martiniquais et une européenne.Un récit qui n'a pas enthousiasmé Isabelle mais dont elle a trouvé le point d'intérêt dans la construction surprise qui passe de la lecture du Il/Elle au Je.Un récit aux traits autobiographiques...
Mais gros coeur à nouveau pour un auteur majeur très remarqué déjà dans le groupe : l'écrivain israëlien Aharon Appelfeld pour son roman Et la fureur ne s'est pas encore tue.
Isabelle y a retrouvé les thèmes récurrents de la déportation, de la fuite, de l'errance dans une forêt.Elle nous a également vivement recommandé les lectures de Tsilli et de Histoire d'une vie.
Joanne nous a parlé du recueil de nouvelles "Drown" en anglais (pas encore traduit en anglais) du jeune auteur dominicain Junot Diaz, immigré aux USA, prix Pulitzer 2007.
Une écriture anglaise inhabituelle qui critique avec intelligence la culture machiste antillaise.Beaucoup d'humour et une satire d'une société regardée du point de vue des enfants.Diaz rappelle en cela l'écriture de M. Twain.
Camille est revenue au Temps Livres déçue du roman "Photo de groupes au bord du fleuve" de l'écrivain congolais Emmanuel Dongala.Une histoire sur la lutte solidaire de "casseuses de cailloux" exploitées dans une carrière au bord d'un fleuve africain.Intéressant mais au style beaucoup trop laborieux !
Jean-Luc a rapporté la magnifique récit autobiographique, "la passagère du silence" de Fabienne Verdier.Une peintre française à la volonté hors du commun, qui décide dans les années 80 de tout quitter de la France pour se rendre dans le Sichuan en Chine et y retouver les anciens maîtres détenteurs de l'art antique chinois, dont la calligraphie.Une lutte, un acharnement fantastique contre un régime qui réprime cet héritage ainsi que ce qui vient des influences occidentales.Une écriture dense, passionnée, tendue à chaque ligne, une expérience riche d'aventures, une quête autant d'un art millénaire que d'une sagesse de vie.
Une lecture qui peut se compléter de celle de son livre d'art L'Unique Trait de pinceau (Albin Michel).
lundi 21 février 2011
Noëlle nous raconte les "trois vies chinoises" de Dai Sijie
avec enthousiasme de ma lecture "privilégiée" ... je veux parler de "Trois vies chinoises" .
Trois vies se déroulant dans un lieu étrange et sordide paradoxalement appelé "'île de la Noblesse" où dans l'odeur du plastique brûlé, survivent les 3 personnages du
récit. Pourquoi "plastique brûlé" ? C'est juste le signe "embaumant" de l'activité essentielle : recyclage des déchets électroniques déversés par tout un pays : la Chine
moderne , et ce qui s'ensuit : récupération des métaux.
Dans ce monde digne de la science-fiction des personnages sensibles, profondément humains continuent courageusement leur combat pour quelques yuans. Ce
pourrait être sordide, douloureux .... Mais l'imagination, le style vibrant de poésie de Sai Sijie font de ces personnages des êtres tellement humains et attachants qu'
ilsdonnent à ce livre sa force et aux personnages leur grandeur... en dépit des images brutales et souvent cruelles.
Oui la force poétique l'emporte, on s'attache à ces vies si éloignées de notre monde douillet ... même si l'on s'interroge sur cette gangrène de déchets qui gagne la
planète et déshumanise toute une part de ses habitants...
Alors merci à vous pour cette découverte ( je ne connaissais pas cet auteur) : c'est un livre dont il est difficile de s'arracher... Je l'ai dévoré dans le TGV Nantes-Paris et
retour ... Mais je le relirai, c'est sûr, en prenant le recul pour en savourer l'écriture...
Je vous souhaite dans l'ordre : heureuse année du lapin à ceux que je n'ai pas rencontrés en début d'année, excellente et joyeuse soirée mardi à tous, avec le projet
d'une rencontre dans quelques mois à Clisson, ce devrait être réalisable!
Bien littérairement à Tous et Toutes
Noëlle











